Ma rose est belle, ma rose est nouvelle. En cette brise hivernale, elle s'éveille. C'est le début d'une grande histoire. Je plonge en pleine figure. P eu importe le chemin que ma rose prendra, j'ai envie de le vivre.
Ma rose est encore belle, ma rose sent l'irréel. La vie est une boîte à surprise. Sur ma peau, une légère égratignure. Sur mon c½ur, des pétales de roses. Une seule étoile tombante. Le beau surcharge le mauvais d'étoiles filantes.
Ma rose vit avec l'être cher depuis quelques pétales fleurissantes. Soudain quelques pétales fanées. Je tombe en pleine figure. Sur ma peau, une autre blessure. Sur mon c½ur, une belle égratignure. Je me relève, confiante. Je me donne corps et âme. Une pétale est tombée ce soir.
Ma rose cherche une issue, une sortie, un secours. Les étoiles sombres bombardent ma tête à la recherche de lumière. Sur ma peau cernée, du maquillage noire. Sur mon c½ur meurtri, du sang. Rouge. Rouge comme la maladie de l'amour, rouge comme ma rose du début. Mon rêve me force à y croire encore. Je vis dans un trou noir de désespoir. Je rampe vers un petit point étincelant. Il s'éteint. Je m'éteins. C'est la fin. Cinq pétales sont tombés cette nuit.
Ma rose tente de refleurir. Ma peau tente de guérir. Mon c½ur tente de se rouvrir. Car, la boîte à surprise me demande une autre chance .Une partie de moi veut suivre les étoiles, et l'autre, se renfermer sous terre. Sous la pluie, je la laisse partir. Sur ma peau, des larmes plein la figure. Sur mon c½ur, un déchirement. Deux autres pétales sont tombés ce soir. Ma rose est en danger de mort.
Ma rose est rouge. Ma rose est belle, plus que jamais. Elle sent la passion de milliers d'étoiles virevoltant dans le ciel d'été. Je veux reprendre le risque de t'aimer, contre celui de revoir ma rose, cette partie de moi, desséchée. Je veux vivre l'adrénaline de notre réussite contre nos différents. Je veux toucher le ciel. Je veux vaincre l'impossible. L'espoir protège ma rose ce soir.
Ma rose est trempée. Ma rose est noyée. Une vague de détresse est passée. Sur ma peau, le souvenir de tes douces mains. Sur mon c½ur, l'ivresse de tes paroles prononcées encore hier. La noirceur totale m'engouffre. Cette fois, mon cauchemar m'oblige à accepter ta perte. Je ne veux plus vivre. Mon c½ur s'est fermé avec son amour macabre et funeste. Ma rose est morte cette nuit.
[...]
Ma rose renaît. Elle est faible. Des pétales ternes de souvenirs ténébreux l'habitent encore. Sur ma peau, des cicatrices encore visibles. Sur mon c½ur, des points de suture fragiles. Des mois de solitude m'ont empli de nostalgie dérisoire. Le bonheur me laisse une autre chance. J'ai du mal à l'attraper. Je vis le moment présent, je le savoure pendant qu'il passe. L'oiseau de la liberté affronte l'amour aveuglant. Il est en constant dilemme sur l'idée de lui crever les yeux ou de se blottir contre lui. Je ne sais pas si je vais replonger. Ma rose a besoin de temps avant d'éclore le soleil de la joie et de la beauté de sa vie antérieur. Elle est en voix de floraison.
Ma rose se rapproche de la rosée des sentiments. Elle a envie de tendresse. La beauté de ses pétales reprend forme tranquillement en cette présence qui la autrefois tuée. Sur ma peau, des frissons me parcourent. Sur mon c½ur, l'envie de m'ouvrir à toi m'atteint. Je veux enfin vivre. Ne plus me poser de questions et voler vers le chemin de mon intuition. Je suis encore fragile. Et tu me bouscules avec tes yeux luisants de regret du passé. Ma rose est incapable de passer à l'étape du rouge passion. Les étoiles attendent le passage vers la sûreté du firmament. Les épines de la raison sont décontenancés, ne sachant plus vers quel côté piquer. C'est cette fin qui nous sépare à nouveau. Ton impatience n'a pas su réconforter mes craintes. Ma rose se fane pour toujours. Elle est morte à nouveau. Amour impossible, toujours pour jamais.
Cindy Patenaude, 21 décembre 2009